Traitements

Bulletin 58 -

Conseils alimentaires pour gérer les effets secondaires des traitements

Les conseils alimentaires d’Emilie SOLTAN, diététicienne au CHU de Besançon.

En cas de diarrhées :

  • Garder au maximum une alimentation variée et une hydratation suffisante.
  • Limiter les épices, les aliments riches en friture et en cas d’aggravation des symptômes, les fibres (crudités, légumes, fruits), sans les bannir. Tout est une question d’équilibre. S’astreindre à une alimentation trop restrictive risque d’altérer la flore digestive.


En cas de constipation :

  • Maintenir une bonne hydratation.
  • Favoriser l’activité physique.
  • Avoir une alimentation suffisante en fibres et féculents, riz, pâtes et pains complets.
  • Avoir recours à un laxatif sur une courte période ou en traitement d’entretien si besoin.

En cas de nausées :

  • Favoriser une alimentation froide qui limite les odeurs.
  • Privilégier les petites quantités plus régulièrement, plutôt que de gros volumes. Plus l’estomac reçoit de petites quantités, moins les nausées sont fréquentes
  • Prendre un antinauséeux de manière systématique si le malade a tendance à être nauséeux et de manière anticipée. Une fois que les nausées sont installées, le traitement agit plus difficilement.

En cas de vomissements :

  • Il n’y a pas d’autre solution que le traitement médicamenteux.


En cas de perte d’appétit, de poids, d’altération du goût :

  • Manger, à volume équivalent, des aliments plus riches. Par exemple, ajouter à son bol de pâtes sauce, beurre, ou fromage râpé.
  • Privilégier les protéines : viandes, poisson, œufs, produits laitiers.
  • En cas de perte d’appétit, fractionner les prises alimentaires, prévoir des collations. Ne pas s’imposer d’horaires de repas.
  • En cas de perte d’appétit ou de poids importante, consulter son médecin, qui pourra introduire des compléments nutritionnels oraux.
  • En cas d’altération ou perte de goût : assaisonner les plats au maximum : ail, oignon, herbes aromatiques, curry, curcuma, poivre, piment, cumin... J’essaie, mais il faut que le patient soit réceptif, de travailler sur les souvenirs, la potée au chou de leur mère, le plat saucisse-purée de leur enfance.

 

Quelle alimentation privilégier après une autogreffe ?

  • Suivre les recommandations nutritionnelles fournies par l’hôpital.
  • Savoir se faire plaisir en sortie d’autogreffe. Dans un premier temps, s’il n’y a pas les fruits et les légumes pour les vitamines et les minéraux, ce n’est pas très grave.
  • Puis reprendre une alimentation variée.


Dans tous les cas de figure, aller consulter son médecin, qui mettra en place un traitement adapté si nécessaire.

 

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